{"id":925,"date":"2022-03-24T17:21:35","date_gmt":"2022-03-24T16:21:35","guid":{"rendered":"http:\/\/jeanracine.org\/cijr\/?p=925"},"modified":"2022-03-24T17:21:35","modified_gmt":"2022-03-24T16:21:35","slug":"appel-a-communications-racine-en-musique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/2022\/03\/24\/appel-a-communications-racine-en-musique\/","title":{"rendered":"Appel \u00e0 communications: Racine en musique"},"content":{"rendered":"<div class=\"presentation bordure-bottom\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Racine en musique<br \/>\n<\/strong><strong>29, 30 septembre et 1er octobre 2022<br \/>\n<\/strong><strong>La Cit\u00e9 de la Voix \u2013 Centre National d\u2019Art Vocal, V\u00e9zelay<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019a en commun la trag\u00e9die classique avec un oratorio biblique de Haendel, une trag\u00e9die en musique de Rameau ou de Gluck, un\u00a0<em>opera seria<\/em>\u00a0de Mozart, un op\u00e9ra tragique de Rossini, une cantate de Britten ou encore un op\u00e9ra contemporain de Michael Jarrell\u00a0? Une \u0153uvre dramatique\u00a0: celle de Jean Racine (1639-1699), embl\u00e9matique de la premi\u00e8re, hypotexte f\u00e9cond des seconds. Neuf des douze pi\u00e8ces \u00e9crites par Racine entre 1664 et 1691 ont \u00e9t\u00e9 reprises dans au moins un livret d\u2019op\u00e9ra depuis le d\u00e9but du XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. Trois si\u00e8cles d\u2019histoire de l\u2019op\u00e9ra et plus largement de la sc\u00e8ne musicale peuvent ainsi \u00eatre parcourus en suivant le fil du th\u00e9\u00e2tre racinien, qui nous invite \u00e0 traverser de grandes capitales europ\u00e9ennes de la musique, de Naples \u00e0 Londres, Paris, Turin, Milan, Venise, Rome ou Dresde, et \u00e0 aller \u00e0 la rencontre de compositeurs aussi connus que Georg Friedrich Haendel (1685-1759), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ou Gioachino Rossini (1792-1868), mais aussi de musiciens moins c\u00e9l\u00e8bres, comme l\u2019Italien Gaetano Latilla (1711-1788) ou le Fran\u00e7ais Alb\u00e9ric Magnard (1865-1914).<\/p>\n<p>Pourtant, si la place de la musique dans le th\u00e9\u00e2tre de Racine est un champ de recherche d\u00e9j\u00e0 connu, avec en premier lieu\u00a0<em>Esther<\/em>\u00a0(1689) et\u00a0<em>Athalie<\/em>\u00a0(1691)[1], les adaptations de son \u0153uvre sur la sc\u00e8ne musicale n\u2019ont pas encore fait l\u2019objet d\u2019une \u00e9tude globale. L\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elles suscitent a \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019ici ponctuel ou associ\u00e9 aux \u0153uvres et aux compositeurs les plus reconnus. Dans cette perspective,\u00a0<em>Ph\u00e8dre<\/em>\u00a0(1677) est la pi\u00e8ce la plus souvent consid\u00e9r\u00e9e[2], ce qui peut s\u2019expliquer par le succ\u00e8s d\u2019<em>Hippolyte et Aricie<\/em>\u00a0de Rameau (1683-1764), dont le titre indique la dette envers Racine[3].\u00a0<em>Mithridate<\/em>\u00a0(1673) doit au prestige de Mozart et de son\u00a0<em>Mitridate, re di Ponto<\/em>\u00a0(1770) plusieurs \u00e9tudes[4]. L\u2019inspiration racinienne des oratorios\u00a0<em>Esther<\/em>\u00a0(1718 \/ 1720 \/ 1732) et\u00a0<em>Athalia<\/em>\u00a0(1733 \/ 1735) de Haendel (1685-1759) est elle aussi bien identifi\u00e9e, m\u00eame si elle demeure assez peu prise en compte dans l\u2019analyse de ces \u0153uvres[5]. Quant aux op\u00e9ras les moins connus ou les plus r\u00e9cents, ils sont rarement \u00e9tudi\u00e9s d\u2019un point de vue racinien. Il manque encore une \u00e9tude approfondie de la place et de l\u2019influence de Racine sur la sc\u00e8ne musicale, qui englobe l\u2019ensemble des adaptations propos\u00e9es au fil des si\u00e8cles, de fa\u00e7on \u00e0 ouvrir des perspectives plus vastes tout en proposant une analyse de d\u00e9tail exigeante et pr\u00e9cise.<\/p>\n<p>Partant de ce constat, le colloque \u00ab\u00a0Racine en musique\u00a0\u00bb propose de r\u00e9unir des chercheurs de diff\u00e9rentes disciplines (musicologie, arts du spectacle, litt\u00e9rature, histoire, histoire de l\u2019art) et des praticiens pour \u00e9tudier ensemble la place et l\u2019influence de l\u2019\u0153uvre de Racine sur la sc\u00e8ne musicale en Europe de la fin du XVII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle \u00e0 nos jours, en suivant trois axes de r\u00e9flexion.<\/p>\n<p><strong>1. \u00a0 \u00a0 \u00a0Racine et la musique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quels rapports Racine entretenait-il \u00e0 la musique et en particulier \u00e0 la sc\u00e8ne lyrique\u00a0?<br \/>\nOn s\u2019int\u00e9ressera notamment aux relations de Racine avec les musiciens de son temps, \u00e0 son rapport conflictuel \u00e0 l\u2019op\u00e9ra, en particulier dans le contexte de la querelle d\u2019<em>Alceste<\/em>, ainsi qu\u2019\u00e0 ses textes \u00e9crits pour \u00eatre mis en musique, au premier rang desquels les trag\u00e9dies avec musique (<em>Esther<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Athalie<\/em>).<\/p>\n<p><strong>2. \u00a0 \u00a0 \u00a0Circulations, adaptations et mutations du th\u00e9\u00e2tre de Racine sur la sc\u00e8ne lyrique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment l\u2019\u0153uvre de Racine a-t-elle circul\u00e9 sur la sc\u00e8ne lyrique europ\u00e9enne, que ce soit par le biais de traductions, d\u2019adaptations ou de citations\u00a0?<br \/>\nOn consid\u00e8rera l\u2019adaptation des pi\u00e8ces de Racine sur la sc\u00e8ne lyrique, qu\u2019elles fassent ou non l\u2019objet d\u2019une traduction pr\u00e9alable. Que reste-t-il de la trag\u00e9die racinienne dans les op\u00e9ras qui en sont adapt\u00e9s\u00a0? Dans quelle mesure nourrit-elle ou au contraire dispara\u00eet-elle dans les adaptations qui en sont faites\u00a0?<br \/>\nOn pourra se demander si l\u2019h\u00e9ritage racinien est revendiqu\u00e9 ou si l\u2019adaptation est plut\u00f4t fortuite, occasionnelle, li\u00e9e \u00e0 des raisons pragmatiques. Dans cette perspective, il pourra aussi \u00eatre int\u00e9ressant de mettre en rapport Racine avec Lully et plus largement la trag\u00e9die en musique fran\u00e7aise, qui peuvent \u00e9galement inspirer les compositeurs europ\u00e9ens. Gluck, par exemple, met en musique un livret adapt\u00e9 de Racine avec\u00a0<em>Iphig\u00e9nie en Aulide<\/em>\u00a0en 1774, mais reprend aussi en 1777 un livret de Quinault,\u00a0<em>Armide<\/em>, \u00e9crit pour Lully en 1686. Racine n\u2019est pas non plus la seule source fran\u00e7aise de Mozart, dont l\u2019<em>Idomeneo, re di Creta<\/em>\u00a0est compos\u00e9 sur un livret adapt\u00e9 de l\u2019<em>Idom\u00e9n\u00e9e<\/em>\u00a0\u00e9crit en 1712 par Antoine Danchet pour Campra. On pourra ainsi se demander dans quelle mesure Racine contribue \u00e0 la diffusion d\u2019un mod\u00e8le fran\u00e7ais en Europe, peut-\u00eatre en parall\u00e8le d\u2019autres auteurs.<br \/>\nEnfin, on s\u2019int\u00e9ressera \u00e0 la traduction, l\u2019adaptation et la mise en musique de l\u2019alexandrin racinien, ainsi qu\u2019aux questions de prosodie qui leur sont associ\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>3. \u00a0 \u00a0 \u00a0Racine \u00e0 l\u2019op\u00e9ra<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle fortune pour le th\u00e9\u00e2tre racinien sur la sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra\u00a0?<br \/>\nAu-del\u00e0 de la seule interpr\u00e9tation des \u0153uvres adapt\u00e9es de Racine, on pourra prendre en compte les \u0153uvres qui citent Racine, que la citation soit inscrite dans l\u2019\u0153uvre elle-m\u00eame (comme l\u2019extrait de\u00a0<em>Ph\u00e8dre<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019acte 3 d\u2019<em>Adriana Lecouvreur<\/em>\u00a0de Francesco Cilea, par exemple) ou ins\u00e9r\u00e9e par un interpr\u00e8te (tel l\u2019ajout de la fin de\u00a0<em>B\u00e9r\u00e9nice<\/em>\u00a0en prologue \u00e0\u00a0<em>La clemenza di Tito<\/em>\u00a0de Mozart dans la mise en sc\u00e8ne de Denis Podalyd\u00e8s). Il s\u2019agira aussi de se demander dans quelle mesure la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Racine est identifi\u00e9e, voire revendiqu\u00e9e par les \u00e9quipes artistiques[6] et si cette r\u00e9f\u00e9rence nourrit le travail artistique des interpr\u00e8tes ou, \u00e9ventuellement, l\u2019obstrue. On pourra en compl\u00e9ment se poser la question de la pertinence de la r\u00e9f\u00e9rence racinienne pour \u00e9tudier, interpr\u00e9ter et mettre en sc\u00e8ne des op\u00e9ras, qu\u2019ils soient ou non inspir\u00e9s de Racine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les propositions (800 mots), accompagn\u00e9es d\u2019une courte bio-bibliographie, peuvent \u00eatre envoy\u00e9es\u00a0<strong>avant le 30 avril 2022<\/strong>\u00a0\u00e0 l\u2019adresse\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:carolinemounier-vehier@hotmail.fr\">carolinemounier-vehier@hotmail.fr<\/a><br \/>\nLes r\u00e9ponses seront donn\u00e9es au plus tard le 31 mai 2022.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Organisation\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Caroline Mounier-Vehier, post-doctorante EUR Translitterae \/ PSL, rattach\u00e9e aux laboratoires ITEM \u2013 UMR 8132 CNRS \/ ENS et THALIM \u2013 UMR 7172<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Contact\u00a0:<\/strong>\u00a0<a href=\"mailto:carolinemounier-vehier@hotmail.fr\">carolinemounier-vehier@hotmail.fr<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Racine en musique 29, 30 septembre et 1er octobre 2022 La Cit\u00e9 de la Voix \u2013 Centre National d\u2019Art Vocal, V\u00e9zelay Qu\u2019a en commun la trag\u00e9die classique avec un oratorio biblique de Haendel, une trag\u00e9die en musique de Rameau ou de Gluck, un\u00a0opera seria\u00a0de Mozart, un op\u00e9ra tragique de Rossini, une cantate de Britten ou &hellip; <a href=\"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/2022\/03\/24\/appel-a-communications-racine-en-musique\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Appel \u00e0 communications: Racine en musique<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":926,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-925","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/cite.webp","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/925","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=925"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/925\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":927,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/925\/revisions\/927"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanracine.org\/cijr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}